Il y a tout de même des hasards de calendrier qui permettent de mieux éclairer la réalité des rapports sociaux et des orientations de gouvernements.
Il y a maintenant un mois le gouvernement faisant adopter où plutôt imposait via le 49-3 un budget 2025 marqué du sceau de l’austérité au motif de respecter des sacro-saintes normes budgétaires imposées par l’Europe et au motif d’un endettement colossal. C’est ainsi toute la fonction publique qui est attaquée avec des baisses de budget dans quasiment tous les ministères et des économies exigées aux collectivités. Voyez par vous même :
- Au travail et à l’emploi avec une baisse massive de -3,104 Mds. C’est la coupe la plus importante ;
- A l’écologie avec une baisse de -2,579 Mds ;
- A l’aide publique au développement avec une baisse de -1,674 milliard € ;
- A la recherche et à l’enseignement supérieur avec une baisse de -1,566 milliard €.
Pour les fonctionnaires et alors même que la fonction publique souffre d’un manque d’attractivité en raison notamment du gel des rémunérations acté depuis des années ce sont de nouvelles attaques contre notre pouvoir d’achat :
- Confirmation de la suppression de la GIPA pour 2024 et 2025;
- Baisse de la rémunération durant les arrêts maladie de 100% à 90% pour les arrêts maladie prescrits après le 1er mars;
- Gel du point d’indice confirmée;
- Pas de mesures catégorielles.
Selon la CGT depuis 2000 la perte de pouvoir d’achat sur le traitement hors prix du tabac est de plus de 28% !!!! perte_de_la_valeur_du_point_d_indice_septembre_2024
Plus largement le gouvernement en place cherche encore des marges d’économies sur le dos des salariés et retraités en continuant d’attaquer la sécurité sociale et en essayant d’imposer une réforme des retraites derrière un dialogue social de façade qualifié maladroitement de « conclave ».
Et voilà que moins d’un mois après le président de la république vient nous expliquer que pour financer l’aide militaire à l’Ukraine pour pallier au désistement de l’aide américaine l’Europe à décidée d’un plan de financement de 800 Mds d’€ pour « réarmer » l’Europe !!! Et la France s’engage à hauteur de 90 Mds!!! Et là la commission se veut rassurante, ces financements ne seront pas intégrés dans le calcul des déficits des pays !!!! Merci mes seigneurs !!!!
Il n’en fallait pas plus pour désinhiber le patronat qui s’engouffre dans cette économie de guerre pour nous ressortir ses propositions les plus régressives :
- Pour le président du conseil d’orientation des retraites, la situation géopolitique va mener le débat vers la nécessité d’emmener l’âge de départ au-delà des 64 ans imposés dans la réforme de 2023;
- Pour la CGPME, syndicat des patrons des PME-PMI, il faudrait que les salariés travaillent une 36ème heures hebdomadaire gratuitement pour financer l’effort de guerre;
- Enfin le président même qui annonce qu’il va falloir faire de gros efforts budgétaires mais sans augmentation d’impôts et donc mener des réformes. Compte tenu des précédents nous imaginons la tonalité de ces dernières…
Bref au motif de mener une guerre « défensive » contre la Russie c’est en réalité une guerre offensive qui va être menée tambours battants contre nos acquis sociaux.
Pour la CGT Préfecture de Police, la guerre n’est jamais une solution encore moins pour défendre des impérialismes. Nous lutterons pour la paix dans le monde et la reconquête de nos acquis sociaux.
Pas un euro pour les canons !!!! Les richesses pour le bien des populations !!!