Ni trève, ni compris pour cette année 2020 !!!!

Ni trêve, ni compromis !

Tandis qu’Emmanuel Macron esquissait quelques pas de danse en Cote d’Ivoire avec son épouse et que Mme Borne s’envolait vers Marrakech, le mouvement social s’ancrait dans la durée et se fortifiait.

N’en déplaise aux chiens de garde des chaînes d’information continue, ce mouvement social ne se laissera pas intimider par les appels éplorés lancés au nom de la « trêve », dans le seul but d’affaiblir une lutte exemplaire en faveur d’un système de retraite qu’il convient de préserver, pour l’ensemble des salariés du public comme du privé.

Quant aux usagers que nous sommes toutes et tous, s’il est vrai que nous souffrons quotidiennement des effets de la grève des transports, une large majorité a bien conscience de l’enjeu et affiche un soutien sans faille à l’égard de ce mouvement. Pour preuve, le soutien financier qui se matérialise par l’ampleur des dons effectués dans les caisses de grève abondées par des citoyens.

Reste que face à l’intransigeance du pouvoir macronien, le pilonnage médiatique quotidien visant à briser la popularité de la lutte, il ne saurait être question de se résoudre à un quelconque attentisme.

Le monde du travail, tous corps de métier et toutes générations confondues a besoin d’une victoire nette contre ce projet délétère qui s’inscrit dans une logique générale d’appauvrissement du corps social, dans son ensemble.

Le bloc social dominant mais minoritaire à travers cette réforme a ouvert les hostilités contre le mouvement social, humiliant au passage les directions syndicales les plus compromises dans cet odieux simulacre qu’est devenu le « dialogue social » dans notre pays.

Ainsi les directions syndicales convoquées à Matignon sont en vérité informées d’un schéma déjà établi dont le fondement même (la retraite par points) ne saurait être discuté. Certes, ce gouvernement divisé entre un premier ministre acquis à une réforme paramétrique et un président arc-bouté sur la dimension systémique du projet pourrait laisser accroire aux esprits faibles qu’il existerait « du grain à moudre » sur la variable dit de l’âge pivot.

Il est à cet égard réjouissant de constater que les bases engagées dans la lutte résistent parfaitement à l’inertie des directions nationales , qu’il s’agisse de l’UNSA ou de la CFDT.

Ce gouvernement se sera remarquablement employé à redonner à la lutte des classes son actualité et son éclat, tranchant avec l’esprit de compromission sévissant au sommet de certaines organisations.

Il faut une fois n’en est pas coutume le remercier de sa franchise pour mieux combattre son cynisme.

L’heure est à la combativité et non plus aux médiocres arrangements avec les gouvernants.

Cet exécutif s’avère parfaitement ajusté aux appétits débridés du capital qui n’aura de cesse de détruire une à une les conquêtes sociales, en passant s’il le faut littéralement sur le corps des salariés.

A preuve, le recours systématique aux forces de l’ordre, émaillé de violences inacceptables sur les piquets de grève d’un certain nombre de dépôts de la RATP. De tels faits auraient jadis suscité le trouble dans les rangs des politiciens « modérés ». N’est-ce pas la démonstration pratique de ce que le néolibéralisme se croyant désormais délivré de toutes limites et de toutes contraintes s’engage dans une épreuve de force frontale avec la société et ne répugne pas désormais à opter pour la voix de l’autoritarisme.

Puisque nous entrons dans la séquence des vœux, qu’il nous soit permis ici de souhaiter à l’ensemble des salariés, hommes, femmes, jeunes, vieux, public, privé, travailleurs sans emploi, précaires une victoire décisive contre cette machine de guerre sociale qu’est devenu l’exécutif macronien, une victoire éclatante.

Pour ce faire, il convient d’amplifier la mobilisation, sans attendre la prochaine grande échéance du 9 janvier. Cela passe naturellement par le soutien financier, mais aussi par la participation dans la rue aux échéances intermédiaires à l’instar de la manifestation du 28 décembre.

Il ne saurait y avoir de trêve avec un gouvernement qui ment effrontément sur les enjeux et les objectifs de cette réforme.

La puissance de ce mouvement et du soutien qu’il continue d’obtenir est une chance pour que 2020 soit une année qui signe l’échec de ce gouvernement brutal, arrogant et destructeur.

Bonne année de lutte à toutes et tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

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