Paie du mois de juin : la catastrophe !!!

Les problèmes se sont accumulés sur la paie du mois de juin pour les agents des administrations parisiennes de la Préfecture de Police. Retour sur les raisons du « désastre »…

1-Les conséquences du PPCR :

La mise en place des nouvelles carrières et grille de rémunération ayant tardé à se mettre en place, le « rattrapage » a donc été réalisé pour les catégories C et B en ce mois de juin. Pour rappel, les catégories A ne seront concernées par cette réforme qu’à compter de 2019.

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Conséquence néfaste de cette réforme (loin malheureusement d’être la seule), les augmentations de rémunération ont eu pour effet, pour les agents dont le traitement est le plus faible, de les faire passer le seuil d’assujettissement à la cotisation « 1% solidarité ».

1% solidarité ? C’est quoi : autrement appelé Cotisation exceptionnelle de solidarité, le traitement mensuel net majoré de l’indemnité de résidence, du supplément familial de traitement et des primes fait l’objet depuis le 1er novembre 1982 d’une contribution de solidarité au taux de 1 %. Celle-ci est destinée à financer les régimes de solidarité de l’Etat pour les travailleurs privés d’emploi et ne pouvant bénéficier des allocations chômage.

Ainsi, alors même que certains agents voyaient leur traitement « gratifié » de quelques euros de plus, dans le même temps ils se voyaient être assujetti à cette cotisation de 1% sur l’ensemble de leur salaire avec un rattrapage depuis le 1er janvier 2016. Ils ont donc profité d’une « augmentation négative » !!! Ah les joies du PPCR!!! Et on s’étonne que la CGT s’y soit opposée… 

2-SIRH : un logiciel bien difficile à paramétrer

Suite au PPCR, un reparamètrage du SIRH (logiciel de gestion des carrières des agents) a dû être entrepris.

D’une part, suite à cette manipulation, les agents bénéficiant d’un indice forcé (indice de rémunération entré manuellement pour la paie car supérieur à l’indice maximal de leur échelle de rémunération) se sont vu appliquer automatiquement l’indice maximum de leur échelle et donc une perte de traitement. Cela représente environ une quarantaine d’agents.

Ensuite, une inversion de régime indemnitaire c’est produite pour le corps des préposés. Ainsi,les préposés chef adjoint (désormais préposés) se sont vu bénéficier du régime indemnitaire des préposés chefs (désormais préposés principaux) et vice versa, ce avec effet au 1er janvier 2017. Trop perçus pour les premiers, manque à gagner pour les seconds. Les retenues et rattrapages correspondants se feront intégralement dès la paie de juillet.

3-La cerise sur le gâteau : pas de paie pour certains…

Enfin, dans le cadre de la transmission du fichier informatique permettant le paiement de nos salaires à la DRFIP (Finance Publique) et des mandats de rattrapage suite à certaines erreurs ensuite, des noms ont disparu. Certains de nos collègues se sont donc vu privé de salaire en temps et en heure. Ces erreurs sont semble t-il corrigées depuis.

Comme vous pouvez le constater, les fonctionnaires sont une fois de plus les victimes de réformes au rabais, en l’occurrence ici le PPCR.

C’est pourquoi la CGT défend l’augmentation du point d’indice comme seule mesure salariale. C’est un dispositif juste, simple et touchant l’ensemble des agents.

Alors que de nouvelles mesures d’austérité vont toucher les fonctionnaires (journée de carence, gel du point, non remplacement des départs en retraite), la CGT se refuse à ce que les fonctionnaires deviennent la variable d’ajustement budgétaire permettant les cadeaux faits aux plus fortunés.

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