Fondation Louis Lépine : pas si simple la réforme

Attaqué de toute part, le Préfet de Police a décidé de réformer les statuts de la FLL. Le conseil d’administration a rejeté cette proposition.

Depuis des années, la CGT dénonce le fonctionnement de la FLL, notamment de la caisse des prêts, et l’impossibilité pour les représentants syndicaux des agents « ville de paris » de défendre vos intérêts.

La cour des comptes nous a donné finalement raison et le couple Préfecture de Police/FLL a été sommé de cesser la cotisation pour la caisse des prêts et de mettre les statuts de la FLL en conformité avec les statuts « type » proposés par le Conseil d’Etat.

Sur le remboursement des cotisations de la caisse des prêts, le choix fait par la FLL de procéder au remboursement dans plusieurs années ne nous convient pas. Nous avons saisi notre avocate pour expertiser la possibilité d’une action juridique afin d’obtenir ce remboursement sans délai pour tous les ayant droits.

Sur les nouveaux statuts, sans rentrer dans le détail, ceux-ci ne nous permettent pas de défendre efficacement les politiques sociales à destination des agents « ville ». Dès lors, nous ne pouvions que rejeter ce projet. Cela nous a amené à boycotter le conseil d’administration du 25 septembre.

Nos craintes sont renforcés par le fait que désormais la FLL va devoir prendre en charge la masse salariale des agents de la FLL. Ces agents de « droit privé » vont être recruté prochainement et remplaceront les fonctionnaires actuellement en poste. Cette dépense supplémentaire viendra immanquablement, pour nous, diminuer les investissements sur les actions sociales, alors même que leur niveau n’est déjà pas à la hauteur.

Nous souhaitons d’ailleurs apporter notre soutien aux fonctionnaires en poste à la FLL, victimes collatérales des décisions soudaines prises par les autorités. Pour nous les choses sont claires : leur reclassement doit se faire dans le temps et dans le respect de leurs souhaits individuels ! ! ! Le CHS a été saisi par nos soins à ce sujet…

Pour la CGT d’autres choix sont possibles : une action sociale « en régie », c’est à dire directement assurés par la sous direction de l’action sociale. Non seulement elle aura l’avantage de pouvoir être directement maîtrisé dans le cadre du dialogue social mais permettrait le reclassement des agents de la FLL sur ces missions. Ensuite, notre adhésion à l’AGOSPAP en tant que fonctionnaires des administrations parisiennes.

Nous espérons que le Préfet tirera les conséquences de cette échec au conseil d’administration et écoutera enfin nos revendications et propositions.

Le 4 décembre, votez CGT ! ! ! 

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